Michaël Blauwart, écrivain bazadais distingué

Atteint de sclérose en plaques à l’âge de 20 ans, Michaël Blauwart a brutalement dû repenser son avenir. Alors qu’il rêvait depuis toujours de rejoindre la police, il devient documentaliste d’entreprise puis se tourne vers le journalisme avant d’entamer une carrière d’écrivain. Aujourd’hui, il est un auteur multi-récompensé qui a su réaliser ses rêves en s’évadant à travers l’écriture.

Le 25 septembre 2021, Michaël Blauwart a reçu la médaille d’Étain pour l’ensemble de sa carrière littéraire. La cérémonie se déroulait à l’Opéra Garnier à Paris, mais contraint par sa maladie, il n’a malheureusement pas pu s’y rendre. Pas fataliste, il s’est tout de même réjoui de se voir attribuer cette distinction. Auteur de 18 ouvrages, Michaël a déjà remporté le concours du conte en 2018 dans les Landes. C’est le livre La ligne de Crocachou, illustré par son cousin Jean-Christophe Béguerie, qui avait conquis le jury. En 2020, il remporte également le prix du meilleur roman avec son livre L’Illusion des Roses.

Des romans familiaux

L’écrivain définit son style comme familial. Sans jamais passer dans le genre policier, il file son intrigue au fil de ses pages en tentant de maintenir ses lecteurs en haleine jusqu’à la dernière ligne. Son dernier roman, L’Illusion des Roses, paru en 2019, met en scène Constance Rieux, jeune femme devenue tétraplégique en étant percutée par une voiture dont le chauffard disparaît. Volontaire et malgré ou grâce à son handicap, après avoir été ingénieure en recherche moléculaire, Constance va rebâtir sa vie en devenant rosiériste. Le fil conducteur de son œuvre ? Le sens des valeurs et le courage de ses personnages à accepter leur parcours malgré les épreuves.

L’écriture comme tremplin

De la poésie au roman en passant par la mémoire vivante et enfin par l’écriture journalistique, Michaël Blauwart s’est essayé à de multiples formes d’écriture. Presque inconscient de ses facilités à passer d’un format à l’autre, il utilise la formule aussi humble que jolie de « jonglerie ». S’il écrivait déjà avant de tomber malade, il convient que, comme toute activité artistique, l’écriture se cultive chaque jour qui passe. « Le temps, les expériences et la maturité lui offrent inévitablement un nouveau tremplin. »

Infos : edclairelorrain.com