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J’irai faire un tour du côté d’Illats

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Dave fredonnait, l’air heureux, qu’il irait bien refaire un tour du côté d’Illats. Ah non ? Swann vous dites ? Qu’importe. Nous, c’est bien dans la municipalité représentée par Philippe Dubourg depuis 43 années, que nous aimerions retourner. Notre visite passée fut si grisante que nous devrions peut-être vous la conter… Ouvrez les écoutilles, c’est parti.

S’il y a bien une personne capable de nous présenter Illats, c’est son maire Philippe Dubourg. Il vient de rempiler pour son huitième – et dernier – mandat alors autant vous dire qu’il connaît tout ce qu’Internet ne connaît pas…  Nos calepins, avides de se noircir d’anecdotes, n’en demandaient pas plus. « En 40 ans, fort heureusement que les choses évoluent ! Commençons par évoquer ce qui n’a pas changé, la liste sera plus courte (rires). » Entame M. le maire avec malice.

Qui résiste au temps, en 6 lettres
La Pierre ! Bravo, vous avez trouvé. Avant de compléter votre grille de mots croisés, attendez de lire quelle est la subtilité cachée. Éternelle richesse illadaise, la Grave cache en effet, son joli paradoxe : certains habitants pourront vous conter qu’elle est le socle fondateur des 2600 hectares du village, qu’en effet, elle fait partie des choses qui n’ont pas bougé à travers le temps et qu’elle n’a jamais quitté Illats. Mais d’autres vous raconteront que cette même Grave, il la voit, tous les jours depuis 30 ans, quitter la ville sur un tapis roulant… Mais alors, qui a raison, qui a tort ? « Au nord de la commune, une parcelle de 80 hectares a été léguée à l’État pour exploiter la Grave. La société responsable de l’exploitation a fait construire un chemin de fer sur lequel circulent des wagonnets remplis de matériaux. C’est un moyen plus écologique que les camions pour acheminer les produits jusqu’à Virelade. » Mystère résolu !

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Petit à petit, les illadais font leur nid
Lorsque le maire enfile ses bottes pour la première fois en 1977, Illats compte 970 habitants. Aujourd’hui, le dernier recensement en fait état de 1427. La population a augmenté au fil des années, mais à pas de loup. « On ne peut pas dire que c’est un choix, car même si le développement de l’attractivité entre en jeu, on n’a jamais réellement la main sur les flux de déplacement. En revanche ce que l’on peut affirmer, c’est que cette progression en pente douce nous va bien ! Elle nous laisse du mou pour développer la commune de manière réfléchie, sans nous presser et tenant compte de l’avis du plus grand nombre de citoyens ». Dernière construction, un lotissement de 25 maisons. L’école a été rénovée, 140 enfants y suivent leur scolarité, au travers de six classes allant de la maternelle à la primaire. « Une garderie accueille aussi les enfants sur une large plage horaire : 7h le matin, jusqu’à 19h le soir. Cela permet aux parents qui embauchent tôt ou travaillent loin de pouvoir s’organiser plus facilement. Avec les mesures d’hygiène actuelle, elle ouvre à peine plus tard et ferme à peine plus tôt. C’est l’histoire d’une demi-heure, mais nous devons aussi penser à nos agents pour qui la charge de travail a augmenté. »

Diversité des secteurs d’activités
Située à l’orée du plus beau Massif de Robiniers d’Europe, la commune compte un exploitant. « Le robinier sert à la fabrication de tuteurs pour la vigne. » Côté artisans, on peut également dénombrer deux mécaniciens, un charpentier, un électricien, un coiffeur et un photographe. Avec les commerces de bouche, boulangerie, boucherie et marchand de légumes, ils constituent une belle offre de services de proximité, essentiels à la vie communale. Le Kalimucho y participe également ! Depuis plus de dix ans, ce restaurant ravit les gourmets du coin, ou de passage. Enfin, un peu plus loin, c’est dans la zone d’activité Sabla-Nord qu’Intermat – constructeur de bâtiment, abris et hangars métalliques – a établi ses quartiers.

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E que sapelerio… Gargalle
On emprunte le célèbre slogan publicitaire à la marque Quézac pour vous plonger – tête la première – dans la légende qui flotte autour du ruisseau. La Gargalle trouve sa source au fin fond de Landiras pour terminer sa course au pied de l’autoroute en empruntant le vieux lit du Ciron. « Autrefois, un vieux médecin prétendait que l’eau avait des propriétés médicinales. En réalité elle n’était pas potable (ndlr – elle l’est aujourd’hui). Comme il ne cessait de le répéter, un jour, je lui ai demandé pourquoi il n’avait pas déjà ouvert son usine de conditionnement et mise en bouteille (rires). »

Déçu ? Si Illats ne possède pas de source « magique », elle compte d’autres richesses, comme son église dont la rénovation a duré quasiment 25 ans. « Cela semble fou comme délais, mais son état était critique, elle risquait pratiquement de s’effondrer. Les travaux ont donc été importants et longs, mais aujourd’hui elle fait notre fierté ! » Le chantier, dirigé par deux architectes, s’est achevé il y a maintenant plus de cinq ans. Ouverte au public, vous pouvez la visiter librement à toute heure de la journée. Quelques mètres plus loin, ne manquez pas le lavoir, entièrement restauré lui aussi, de manière traditionnelle.