Landiras : (vers les) Landes (tu) iras…

Village

Maintenant qu’elle est posée sur le papier, elle semble évidente. Invitation au voyage, l’étymologie de Landiras fait voguer notre barque dans les vignes Langonnaises jusqu’aux premiers pins Landais. Comme attirés par le chant des sirènes, nous y avons amarré le temps d’une journée. Lecture d’une carte postale sud-girondine pour réchauffer vos cœurs groggy par l’automne.

Landiras

Cheres lectrices, chers lecteurs,
Aujourd’hui, direction Landiras pour notre reportage sur le village du mois. Clémence divine, il fait beau. En plein mois de novembre, où la pluviométrie assombrit nos mines, inutile de vous dire que l’on se promène avec un air béat. Les nuages capricieux ont cependant fait quelques heureux : toute la ville est en fleurs. Il ne manque que quelques feuilles aux tilleuls jaunis qui entourent l’église Saint-Martin. La rondeur des trois contreforts du bâtiment religieux lui donne un aspect accueillant. Nous traversons son arche et arrivons sur une grande place, face à la mairie. Ici aussi, les jardinières débordent de pétunias. Le monument aux mort, au sommet duquel un coq trône fièrement, entre en résonance avec le drapé virevoltant des couleurs de la république. On repère un banc juste en face, où l’on décide de s’arrêter quelques minutes pour réaliser nos photos souvenir. Alors que notre appareil fait la mise au point, l’écho des discussions que nous entendons au loin nous font tendre l’oreille. Elles viennent de l’épicerie-tabac-presse Le 5 Étoiles. Nous y faisons la rencontre d’un monsieur. Il a rendez-vous chez le kinésithérapeute et ne peut s’attarder à bavarder avec nous trop longtemps. Nous avons juste le temps de lui demander ce qui lui plait ici. Il nous répond que « l’offre de soin n’est comparable à aucune autre ville du coin : cabinet d’infirmière, dentiste, médecin, ostéopathe… C’est presque inespéré pour un vieillard comme moi qui limite ses déplacements ».

Landiras
carr-contact

Les vacances se passent bien…
Notre visite se poursuit avec la visite de la Chapelle Templière. Datée du XIIème siècle, elle est en pleine restauration. Le buraliste nous a indiqué le chemin le plus court à emprunter parmi les 80 kilomètres de pistes que compte la commune. La bâtisse qui jusqu’alors était en ruine a aujourd’hui retrouvé un toit ! « Les travaux ne sont pas encore terminés, mais ça avance bien », nous lance un des trois jeunes qui se trouve sur place et qui nous a aperçu le bec en l’air. Il n’habite pas très loin. Dans un des cinq appartements que met à disposition la municipalité pour les jeunes travailleurs. Comme nous ne savons pas trop comment repartir, il nous propose de nous déposer en voiture. Une voiture dont il est très fier, car il vient tout juste d’obtenir son permis ! « À Landiras, lorsque l’on s’inscrit comme bénévole dans une association, au bout de deux ans, on peut bénéficier d’une aide au financement du permis à hauteur de 50%. »

…on s’est fait tout un tas de copains…
Après avoir félicité notre nouvel ami pour l’obtention du précieux papier rose, nous le quittons devant le foyer municipal. Plein de couleurs, il est flambant neuf. Un minibus est garé juste devant. On colle notre nez aux vitres : un groupe de personnes âgées est en pleine partie de tarot. Ils nous font signe d’entrer. Nous ne manions pas les cartes aussi bien que notre stylo, mais on accepte volontiers l’invitation. Les joueurs sont aussi des amis. Ils ne se connaissaient pas avant de rejoindre l’association Partage. Une fois par mois, les bénévoles viennent les chercher chez eux pour les réunir le temps d’une journée. Aujourd’hui, on joue aux cartes, mais le mois prochain ce sera peut-être théâtre ! Si tout le monde semble ici calme et détendu, ne dit-on pas qu’il faut se méfier de l’eau qui dort ? Les Landiranais ont du caractère : « il y a quelques siècles, les Landiranais échangeaient leur vin contre des céréales des Landes sur le marché de Villandraut. Mais le seigneur a décrété que tous les échanges seraient taxés d’un impôt. Alors les Landiranais ont saisi fourche et faux et ont attaqué la garde ! » Qui s’y frotte s’y pique !

Landiras
Comptoir-Lumiere

…on rentre bientôt…
À Landiras, personne ne reste dans son coin. Tout le monde se mélange. Petits et grands, adultes et enfants. Appelez cela solidarité ou citoyenneté, les habitants, eux, nous disent ne jamais s’être vraiment posés la question. Ainsi, il n’est pas rare de voir les bambins du centre aéré partager un repas avec leurs aînés. Des bambins mi-homme, mi-grenouille. Dès leur plus jeune âge, ils plongent la tête la première dans la piscine pour leurs premiers cours de natation. À leur entrée en sixième, chacun détient son brevet ! En plus de barboter, à Landiras on peut aussi apprendre le karaté, l’équitation, la danse ou la musique.

Mais si votre dada, c’est plutôt le jardin, l’association Jardins de Tomates vous conte les histoires des tomates oubliées, présente leurs innombrables variétés et surtout, vous offre des graines à planter dans vos potagers. Si cette initiative vous intéresse, rejoignez l’association, elle est toujours ravie d’accueillir de nouveaux jardiniers.

… Bises, la rédac’.

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