Caroline Delas-Devos se lance un nouveau défi !

L’année 2018 aura été riche en émotions et résultats pour Caroline Delas-Devos. Revenant avec deux médailles d’argent : une en championnat de France (à Paris) et l’autre au CRASH-B à Boston – USA, la vice-championne du monde n’en a pas fini de nous étonner ! Rendez-vous le 24 novembre dans le magasin Leclerc Sport à Langon pour l’encourager…

Quel est l’objet de ce nouveau défi ?
Arriver à bout de 100 km sur un rameur (non-stop) ! Ainsi, le 24 novembre prochain je chevaucherai la « bête », pour établir et homologuer le premier chronomètre dans la catégorie FTC (Femme Toutes Catégories) 30-39 ans, pour un 100 km individuel.

Comment préparez-vous une telle distance ?
Depuis plusieurs années, l’ultra distance a de plus en plus d’adeptes… Que ce soit en trail, en « swim-run » ou encore en triathlon, la longue distance attire ! Dans la communauté des rameurs c’est pareil ! On aime la longue distance, on aime se dépasser, on aime se fixer des défis…

Après avoir suivi un ami sur l’Ironman de Vichy l’été, il s’est attaqué à un swim-run en Suède il y a quelques semaines… L’avoir à mes côtés me permet de pouvoir « projeter » le déroulé de mon 100 km grâce à la feuille de calcul qu’il m’a spécialement concoctée ! Ainsi je peux prévoir mon 100 km :
• une moyenne estimée à 2’18/500 m
• des pauses de 30 secondes toutes les 20 minutes (pour m’hydrater)
• et des pauses de 4 minutes toutes les 2h (pour pouvoir m’alimenter)
Pour un « Project time » total d’environ 8h07.

Comment se déroulent vos séances d’entraînements ?
J’ai choisi de découper mes séances en quatre parties : l’échauffement, le corps de séance, le retour au calme et enfin les étirements. Par contre je suis assez « mono tâche ». Je m’explique : j’aime le rameur et c’est surtout une des activités physiques les moins traumatisantes pour moi qui suis sujette au mal de dos. L’échauffement au rameur est à la fois varié et semblable. Je peux démarrer la session aussi bien par des gammes (différentes amplitudes), que par des variations de cadences (souvent à faible intensité, comme le principe du mouliné en vélo). Le corps de séance aura pour objectif de développer l’endurance. Mais j’ai le choix de travailler en continu, en intermittent, en pyramide… simplement je peux varier mon travail grâce à la durée, l’intensité, la qualité (force ou vitesse), etc. Le retour au calme ne sera pas nécessairement long, mais sera toujours présent car cela me permet d’aborder les étirements de manière plus relâchée ! Enfin les étirements… avec des problèmes de dos qui reviennent souvent, j’ai fini par prendre conscience que dans mon entraînement, il fallait absolument passer par les étirements pour que mon corps souffre le moins possible et puisse enchaîner les entraînements quotidiens !

Que représente ce défi pour vous ?
Réaliser ce défi au rameur c’est avant tout aller au bout des 100 km, plutôt que de faire une « performance ». Mais n’est-ce pas déjà une performance que d’arriver à atteindre son objectif ? N’est-ce pas une performance que de rester une journée sur un rameur ? Bien sûr, je garde toujours dans un coin de ma tête que je peux en plus homologuer le premier chrono pour ma catégorie d’âge et de poids, et ainsi entrer dans les annales ! Mais mon but premier sera avant tout de terminer et pouvoir dire « je l’ai fait » ! Plus que 3 semaines avant le jour J…

Infos : suivez le défi en direct sur Facebook et Instagram @lakrodelergo